Roland Granier
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MAIS QUI A GAGNE LES JEUX OLYMPIQUES DE LONDRES ?
Les jeux terminés, un classement apparemment officiel est proposé par la plupart des media. Celui-ci consiste à ranger les pays en fonction du nombre de médailles d'or obtenues. Le décompte des médailles d'argent et, s'il le faut, des médailles de bronze n'intervient que s'il faut départager des nations exaequo en termes de médailles d'or... A l'évidence le procédé est contestable car il est bien des disciplines (courses à pieds et natation pour n'en citer que deux) pour lesquelles les écarts entre les trois premiers sont si ténus qu'il semble pour le moins arbitraire de négliger totalement l'argent et le bronze. Et, sur le plan politique, bien des pays sont rassurés, au travers du classement officiel, de voir la Chine et la Russie occuper les deuxième et quatrième places respectivement tandis que le pays organisateur des jeux a sans doute bien mérité la belle troisième place qui est la sienne ! Donc, vive le classement officiel ! Mais d'autres solutions sont cependant pensables, qui seraient peut-être plus objectives.

Un classement par points pourrait être  imaginé, consistant à attribuer par exemple trois points à chaque médaille d'or, deux points à chaque médaille d'argent et un point à chaque médaille de bronze (une infinité d'autres décomptes consistant à attribuer des "poids" différents aux divers types de médailles est naturellement pensable). Si l'on retient ce système "3-2-1", par exemple, il faut bien reconnaître que le classement n'est pas profondément modifié : la France gagne une place (passant du 7° au 6° rang) tandis que les quatre pays de tête se maintiennent presque dans les mêmes positions. Pour le reste les modifications de classement sont d'assez faible ampleur, surtout si l'on se réfère,  ce que nous avons fait, aux 39 pays ayant obtenu au moins 1 médaille d'or et/ou 10 points dans le système "3-2-1". Les deux tableaux ci-contre donnent les principaux résultats de nos diverses analyses.

Reste une dernière question, précisément abordable à partir du second de ces tableaux, qui nous paraît capitale : celle des différences de taille démographique entre pays compétiteurs.
La "puissance sportive" de la Chine populaire doit être remise en cause (et donc aussi son second rang au classement mondial) dès que l'on tient compte de sa taille démographique. Il est clair que la probabilité d'avoir un grand nombre de champions et de pratiquer beaucoup de disciplines sportives différentes est d'autant plus forte qu'un pays est très peuplé. De même, à considérer l'autre extrêmité du classement par médailles ou par points des 39 pays retenus ici, on pressent bien que des pays comme la Jamaïque, la Nouvelle-Zélande, la Hongrie, le Danemark, l'Australie, pour n'en citer que cinq, ne doivent leur mauvaise position en termes de nombre de médailles ou de points acquis qu'à leur faible taille démographique. Dans ces conditions, il nous a paru pertinent de calculer le nombre de points obtenus par chacun de nos 39 pays pour un million d'habitants en moyenne (1). Cette nouvelle approche combine donc implicitement les performances réalisées en termes de médailles et de points, tout en tenant compte des différences de poids démographique entre les nations. Les résultats constatés sont pour le moins étonnants : La Jamaique et la Nouvelle-Zélande passent carrément en tête du classement, les Etats-Unis se retrouvent au vingt-sixième rang, la Chine au trente-sixième, la France rétrograde en vingt-et-unième position. Le pays organisateur s'en sort un peu mieux en ne passant "que" du quatrième au onzième rang...
 
DANS CES CONDITIONS, QUI DONC A "GAGNE" LES JEUX OLYMPIQUES DE 2012 ???


ROLAND GRANIER, 26 AOUT 2012

RAPPELONS ICI QUE LES DEUX TABLEAUX PRESENTES CI-CONTRE SONT AUTOMATIQUEMENT AGRANDIS SUR UN SIMPLE CLIC DE LA SOURIS. UN CLIC SUR LA CROIX (en haut et à droite) REMET LES TABLEAUX DANS LEUR ETAT INITIAL.

(1) Certes d'autres facteurs peuvent parfois entrer en jeu. Mais assez rarement. Ainsi l'Inde semble "culturellement" assez peu s'intéresser au sport, ce qui aide à mieux comprendre ses faibles performances internationales malgré sa forte population.



 
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